UNE SEMAINE DANS L'AZAWAD N°07-18/03/2012

TV5 Afrique à travers son émission du vendredi 16 Mars 2012 « Afrique presse », dans un débat à sens unique. Ce débat tend à être un instrument au service de l’Etat Fantoche du Mali. Le journaliste Hassan Diop, réjoins son frère Serge Daniel de RFI qui ne voient cette révolution que sous l’angle d’une conception raciale : « …une rébellion, et des troupes venus de la Libye et c’étaient des mauvais soldats et des criminels… ».

Réponse à Hassan Diop

Comme vous parlez de  l’Organisation des Nations Unis et des chartes de Droits de l’homme, nous vous renvoyons à  la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones pour vous servir.

Concernant l’Azawad:

«Ni les crimes commis par l'armée malienne sur les populations civiles de l’Azawad, ni le non respect des accords de paix n'ont suscité la moindre réaction de la communauté internationale. Coincés entre des Etats hostiles, et l'insécurité liée au terrorisme islamiste et au banditisme, ce peuple est  abandonné à son sort. Le  président du mali (ATT) a reçu plusieurs demandes du MNLA, en vue de la tenue de discussions sur les différentes propositions de dialogues qui lui ont été adressées. Au lieu de cela, il n’a jamais envoyé un haut responsable officiel au devant des représentants du MNLA. En outre, preuve de sa mauvaise foi, il n’a nullement informé les hautes instances  qui dirigent le pays ni la classe politique. Le monde entier connait le langage de bois, qu’affectionnent les autorités maliennes dans les règlements du problème de l’azawad. Il en est d’ailleurs de même pour les problèmes de la bonne gouvernance, de l’état de droit, de la démocratie, de la corruption, de l’AQMI, de la drogue. Le ministre malien des Affaires étrangères et de la coopération Internationale M.Boubeye Maiga a déclaré que le mali fait face à une agression perpétré par l’armée de Kadhafi.

La branche armée du MNLA est composé d’authentique Azawadis. Il faut rappeler que s’est l’ancien président du mali Alpha Oumar Konaré, qui avait demandé à Kadhafi, de retenir par tous les moyens, les combattants de l’azawad afin qu’ils ne viennent grossir les rangs des rébellions de 1990 au Mali.

A la chute du régime de Kadhafi, il est tout a fais normal que ses mêmes combattants retenus malgré eux, en Libye, subitement libre de leurs mouvements reviennent dans leurs pays. Le Mali, a toujours traité les combattants  de l’azawad des mercenaires venus de l’étranger. Le monde entier, est suffisamment habitué d’entendre le mali assimiler les combattants de l’Azawad, à l’AQMI, aux trafiquants de drogues, aux déserteurs de l’armée libyenne, dans le dessein  de créer un vaste amalgame  facile à vendre aux occidentaux en vu d’obtenir  une Sainte Alliance contre le peuple de l’Azawad. »

La question n'est pas de savoir combien de gens sont contrôlés mentalement, mais combien peu ne le sont pas. Quand on persuade son peuple, par le biais de la publicité ou de l'hypnose d’acheter quelque chose  dont vous n'avez réellement pas besoin et que vous ne voulez pas, vous subissez le contrôle  mental. Lorsque vous lisez ou entendez une nouvelle biaisée et que vous lui permettez d'influencer votre perception de la personne ou de l'événement, vous subissez le contrôle mental. Le contrôle mental se définirai comme la manipulation de l'esprit  de  manière à ce qu'un individu pense et partant, agisse de la manière que vous voulez qu'il le fasse. C'est du contrôle mental à l'état pur.

1. Evénements

  • Dossier des réseaux mafieux à la une comme argument malien

Nous avons été témoins ces derniers mois d’une bataille médiatique et diplomatiques  des autorités maliennes. La plus remarquable est l’intervention du Président malien sur Radio France Internationale où il affirmait que « C’est une difficulté à laquelle nos grands-parents furent confrontés, nos pères aussi, maintenant nous et dans l’avenir nos enfants et nos petits enfants ».

Furieuse réaction certes, mais une intime conviction d’un régime qui a du mal à se résoudre pour un règlement définitif de la question de  l’Azawad.  Le Mali s’active au niveau de la C.E.D.E.A.O, comme au niveau continental et international afin d’obtenir un soutien politique et militaire. L’inaction (voire la complicité) des autorités maliennes avec AQMI est une aubaine pour le MNLA. En effet, certains pays voient en l’Azawad un partenaire fiable dans la lutte contre le terrorisme et le trafique de drogue. La présence d’une Autorité Etatique forte serait un outil efficace de sécurisation du Sahara.  Mais, les autorités maliennes essayent de faire l’amalgame entre le MNLA et AQMI en soutenant que des Jihadistes combattent aux côtés du mouvement. Plus que cela, le Mali affirme que ces Jihadistes auraient massacré une soixantaine de militaires à Adielhoc. Cependant, les preuves de ces massacres ou de cette prétendue connivence avec les terroristes sont inexistantes. La commission d’enquête n’a jamais été sur place et les photos présentées sont des anciens clichés du Boko Haram au Nigéria.

Depuis près d'une quinzaine d'années, profitant de la vulnérabilité des populations à la base, le plan malien fut de permettre à des groupes extrémistes et de banditisme inter-frontaliers de s'installer et de se développer dans l'Azawad. Cela dans l'objectif escompté de permettre un amalgame progressif de la population autochtone avec ce qui finira par constituer "un des ennemis communs du monde".

Des experts africains, spécialises du terrorisme dans l'espace sahélo-saharienne n'ont depuis quelques temps manqués dans leurs analyses, de faire d'une façon ou d'une autre, état d'un lien de complicité entre le pouvoir de Bamako et AQMI.

Des responsables français s'exaspèrent de voir le gouvernement local, selon une bonne source, "au mieux passif, sinon complice" face à la présence des katibas dans une partie du pays. Des interceptions de communications ont montré que certains officiers maliens échangeaient par téléphone portable avec des interlocuteurs d'AQMI. Une manière d'éviter la confrontation, mais aussi, parfois, de fixer certains arrangements concernant la circulation de trafiquants sur des routes discrètes, qui montent vers le nord, en direction de l'Algérie et "où l'armée évite absolument de se trouver", assure la même source.

Ahmadou Ould Abdallah ancien représentant des Nations unies en Somalie et actuel directeur du (Centre pour les stratégies pour la sécurité Sahel Sahara), ose le rapprochement entre trafics et liberté d'action d'AQMI : "Il n'y aurait pas d'AQMI dans la région sans complicités avec les services de renseignement et de sécurité, et avec des responsables des douanes."

Le président malien, Amadou Toumani Touré (ATT), a toujours considéré que la "guerre" d'AQMI n'était pas la sienne. Pourquoi fallait-il entendre les ripostes du MNLA contre son armée pour que le Mali décide de faire figure d'ennemi d'Al-Qaïda, susceptible d'être frappé par des attentats?

Le Mouvement National de Libération de l'Azawad (MNLA) a longtemps  déclaré au monde son rejet catégorique d'AQMI, accusant ce mouvement extrémiste de complicité avec Bamako dans son plan de mascarade contre les azawadis.

Le Congres Mondial Amazigh à la conférence Internationale de Rabat-Déclare en collaboration avec l’Observatoire Amazigh des Droits et Libertés. Sous le thème «Les Amazighs, peuples premiers du nord de l’Afrique, au cœur du processus démocratique».
….Nous soutenons sans réserve le combat pour la liberté et la dignité de nos frères et sœurs de l’Azawad et des îles Canaries, et réaffirmons que le peuple Kel-Tamasheq et canarien ont le droit à l’autodétermination, comme tous les autres peuples du monde. Nous dénonçons toutes les formes de répression et d’agression barbares auxquelles est exposé le peuple amazigh de l’Azawad, agressions contre les enfants, les adultes et les biens, et qui ont fait des morts, des maisons et des commerces brûlés, ainsi que des centaines de réfugiés qui vivent une situation dramatique dans les pays voisins………….Nous sommes résolus à ne plus nous contenter des dénonciations verbales, mais à organiser des manifestations pacifiques et à dévoiler les pratiques racistes à l’encontre des amazighs, aussi bien au niveau des pays d’Afrique du Nord qu’à celui des instances internationales. Le Président du Congrès Mondial Amazigh  Fathi N Khlifa Rabat, 10 mars 2012 / 27-02-2962

2. FAITS

  • Soudere-Tessit-Région de Gao: De violents combats ont opposé les combattants de l’Etat-major du Mouvement National de Libération de l'Azawad à la milice militaire malienne à Soudere à 35 km à l’est de Tessit dans le cercle d’Ansongo, le Jeudi 15 Mars 2012. Le bilan des combats est le suivant : 15 soldats de la milice pro-gouvernementale ont été tués + 1 prisonnier; un mort et un blesse sont à déplorer du cote du MNLA.
  • Après l'assaut final sur le Camp d'Amachach, le Bilan est le suivant : 05 Officieux supérieurs maliens (02 commandants, 02 lieutenants et 01 capitaine); + 57 soldats maliens; 10 Véhicules récupérés; 02 BRDM récupérés, 01 BRDM détruis; Un important Arsenal  militaire saisi.

Refugies de l’Azawad

Il y a quelques jours, OCHA, le bureau de coordination des Nations Unies pour les affaires humanitaires, comptabilisait un chiffre de plus de 195 000 réfugiés répartis entre la Mauritanie, le Niger, le Burkina Faso et l’Algérie. Ces réfugiés, qui ont fui après des exactions ou par peur des représailles des soldats maliens, vivent une situation critique. Si en Mauritanie et au Burkina les autorités ont pris la question au sérieux, en Algérie et au Niger le soutien des autorités est lamentable. Les structures d’accueil manquent et l’aide tarde à se concrétiser dans la majorité des camps de réfugiés.

Sur le territoire de l’Azawad, il y a également beaucoup de déplacés vers les frontières et les zones éloignées des camps militaires. Il y a eu à certains moments des massacres des populations civiles. Ce fut  le cas du bombardement du campement des Kel Essuk à 30 km à l’Est de Kidal et des alentours d’Anefis ayant fait trois (3) morts et beaucoup de blessés. Il faut rappeler également l’irruption de la milice Ganda Iso dans les campements de Tessit où deux (02) personnes ont été tuées. Ces faits dénotent de l’incapacité des autorités maliennes qui se forgent une population défavorable en temps de guerre. Il faut préciser que les camps de réfugiés sont des réservoirs de révolutionnaires.

Il y a trois catégories de personnes : D’abord, ceux qui ont subi des représailles des populations maliennes ou des milices, ensuite ceux que la crainte des représailles a amenés hors des frontières et les victimes des bombardements aveugles de l’aviation malienne. A l’issue des deux mois de conflit, il n’existe aucune volonté concrète de la part du Mali à admettre la légitimité de la cause défendue par le MNLA. Ce dernier aussi se démarque de toutes les réalités politiques du Mali, et ne se sent point concerné par ses élections d’Avril 2012. Ces deux prochains mois seront décisifs dans cette guerre.

3. Hommes

  • ATT évoque la tentative de coup d’Etat de février 2012 : "...Devant des dizaines de milliers de femmes, réunies hier au Palais de la culture, le chef de l’Etat a assuré qu’« il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige », il continuera…. Le président de la République s’est dit une fois de plus optimiste sur la tenue des élections et le référendum d’avril prochain et espéré sur un oui massif pour un changement  constitutionnel profitable aux Maliens.."
  • Amadou Toumani Touré, le président malien  lors d’une Interview au journal Le Figaro.fr « AQMI epaule les rebelles Touaregs … Je n'aime pas le terme de négociation, je lui préfère celui de dialogue. En revanche, il n'est pas question d'envisager une indépendance. Il est indispensable de préserver l'intégrité territoriale du Mali, après tout peut se discuter. Je tiens toutefois à souligner que les critiques sur l'absence d'efforts en faveur du développement du Nord sont injustes. Nous y avons investi des sommes considérables en favorisant le transfert des responsabilités aux autochtones. On peut même parler sur ce point de discrimination positive en faveur des Touaregs ».
  • Le colonel Idrissa Traoré, porte parole de l’Armée Malienne: « «Ils ont voulu empêcher nos forces de ravitailler le camp de Tessalit mais ils ont échoué et nous avons mené à bien notre mission. Notre objectif de ravitaillement a été atteint. Le MNLA a subi d’énormes pertes en hommes et en matériel.. »
  • DECLARATION d'intellectuels, hommes et femmes de culture sur la rébellion au nord du mali : « Nous, intellectuels, hommes et femmes de culture du Mali, signataires de ce document, déclarons que l'intégrité du territoire, l'unité nationale et la cohésion sociale du Mali sont des acquis sacrés. Le septentrion n'est pas une planète à part, mais bel et bien une région du Mali, particulièrement vulnérable, qui n'en a pas moins subi les politiques néolibérales qui ont aggravé les inégalités, les injustices, la corruption et l'impunité….Nous sommes un seul et même peuple, uni par une longue histoire multiséculaire de rencontres, de brassages et de résistances à l'adversité; La paix s'impose d'autant plus que les femmes et les enfants sont pris dans l'étau d'un conflit qui n'est pas le leur ».

Soutien Financier des maliens a leur armée en déroute

  • La coordination des sections syndicales des Douanes, Impôts et Trésor contribue pour 100 millions de FCF : « Pour la Coordination des sections syndicales des douanes, impôts et trésor (COSDIT), aucun sacrifice n’est de trop pour la sauvegarde de notre souveraineté et de nos valeurs républicaines. «C’est le lieu également d’exprimer nos condoléances aux familles des valeureux soldats tombés sur le champ de l’honneur et aux familles de toutes les victimes civiles. Par ce geste, nous voulons témoigner notre patriotisme et notre disponibilité à servir la nation surtout en ces moments extrêmement difficiles de notre Histoire. Pour nous un syndicat ne se résume pas à une mission de revendication seulement, il doit répondre présent quand la nation a besoin de lui, d’où sa mission fédératrice» a déclaré le Président de la COSDIT.

Du Côté du Mouvement National de Libération de l’Azawad

  • Mahmoud Ag Gahly, Président du Bureau Politique-MNLA «..13 mars 2012, sur la route entre Kidal et Tessalit, des personnes inconnues à bord d’un véhicule équipé,  interceptèrent l’équipe du Comité Internationale de la Croix Rouge,  pour les empêcher de poursuivre leur mission. Le MNLA condamne fermement cet acte survenu contre cette équipe d'humanitaires.»
  • Moussa Ag Acharatoumane, Chargé des Droits de l’Homme-MNLA, parlant de la situation humanitaire et militaire :« La situation est critique. Cela est compréhensif, vu les résultats des combats, entre l’armée d’occupation du Mali et l’armée révolutionnaire du MNLA. Nous avons déjà le contrôle des trois frontières entre l’Azawad et le Niger, et l’Algérie et la Mauritanie. Nous contrôlons une grande partie de notre territoire. Mais nous poursuivrons le délogement de l’armée d’occupation de nos terres jusqu’à ce que le droit à l’auto-détermination de l’Azawad soit une réalité »

Conflit vu de l’extérieur

  • Abdoulahi ATTAYOUB, Temoust, Lyon (France), le point de non-retour : « La France et l’Algérie, qui avaient parrainé les différents accords signés ces vingt dernières années entre l’Etat malien et des organisations politico-militaires de l’Azawad, se doivent aujourd’hui d’imaginer une autre forme d’accompagnement des parties en conflit, pour assurer une réelle stabilité et l’avènement d’une paix juste et durable. Pour cela, il est essentiel que la question politique soit enfin traitée sur le fond et que les considérations sécuritaires ne soient plus qu’un volet, certes essentiel, mais parmi d’autres »;
  • Jean-Pierre BEJOT la dépêche diplomatique le Fasso : « ...Et c’est là que le bât blesse. Alors que partout dans la région, à Alger, Nouakchott, Ouagadougou, Niamey notamment, chacun s’inquiète d’une situation militaire que le gouvernement malien ne semble plus maîtriser, Bamako semble se foutre totalement de ce qui se passe dans le Nord de son territoire. Y compris quand les « rebelles » s’emparent du camp de Tessalit, pôle stratégique situé dans le Nord-Est du Mali, à la frontière avec l’Algérie et le Niger, et mettent la main sur un arsenal considérable. « Il n’y a pas eu de conquête car c’est nous-mêmes qui avons décidé de faire évacuer le camp […] Il fallait faire l’économie des pertes humaines inutiles d’autant plus que si nous abandonnons le camp aujourd’hui, nous pourrons toujours le reprendre plus tard »;
  • Ben Djana Ben Amoueur «La crise des Touareg nous menace» : « … Je ne pense pas. Bien au contraire, la rébellion qui a éclaté au nord du Mali risque cette fois-ci de s’inscrire dans la durée et porter préjudice à la sécurité des pays voisins. Pire encore, le problème des Touareg au Mali ne date pas d’hier. C’est un problème posé juste après l’indépendance du Mali… Par ailleurs, il convient de souligner que les Touareg réclament aujourd’hui l’indépendance. Cela conduira dans le futur à une crise sous-régionale… ».

C'est aussi le devoir à la communauté internationale de se prononcer sur ce qu'elle prétend le plus garantir au monde "la liberté". Cette revendication claire et précise d'auto-détermination  des azawadis est garantie par des lois et traités internationaux ratifiés par le Mali. C’est le moment pour beaucoup d'autres puissances occidentales de faire le choix entre des miettes d’intérêts économiques à sauvegarder avec le Mali ou celui de briser la "colonne vertébrale" d'un mal commun qui risque de devenir invulnérable au choc dans quelque années.

Le MNLA, en appel aux organisations humanitaires (Haut Commissariat des Nations Unis pour les Réfugiés, le Comité Internationale de la Croix Rouge, Médecin Sans Frontière, Médecin du Monde…) pour assistance aux populations civiles persécutées par l’armée malienne.

Gloire au Peuple de l’Azawad, aux  Forces militaires et révolutionnaires de l’Azawad  qui donnent leur vie chaque jour, à chaque instant pour que vivent femmes, enfants et hommes de l’AZAWAD.

Pour le MNLA

Khoumeidy Ag Acharatmane

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