SEMAINE N°05-27/12/2012

Le régime malien se lance dans une campagne médiatique et diplomatique mensongère

Au début des hostilités militaires, le gouvernement malien avait déjà planifié sa stratégie génocidaire contre les populations civiles de l’Azawad, et l’acte de ce mercredi 22 février 2012, n’est que la traduction de son arrogance en prouvant ainsi qu’il est un Etat terroriste  totalitariste. Le terrorisme, tient de la règle de la terreur et de la torture des personnes sans défense.  Faute de mobiliser et motiver ses fantassins sur les champs de combat contre l’armée révolution du MNLA, l’Etat Malien se lance dans le recrutement des milices locales, et des pilotes mercenaires Ukrainiens pour bombarder les populations civiles nomades dans leurs campements.

A toute la presse du monde entier, le MNLA rappel une fois de plus qu’il est un mouvement:

Révolutionnaire composé des différentes couches sociales de l'ensemble des communautés composantes de l’Azawad (Kel-Tamasheq, Songhaï, Peuls, Arabes et Maures);

* Politico-militaire, engagé dans la voie de restauration des droits bafoués du peuple de l’Azawad ;

* Combat contre tous les réseaux mafieux (AQMI-Drogue), et  milite pour l’indépendance de l’Azawad vis-à-vis du Mali, considéré comme un Etat Totalitaire.

Il est important de rappeler que l’Azawad fut rattaché au territoire Malien à la période des indépendances africaines par un acte nul sans fondement. Les différentes communautés  de l’Azawad, n’étant pas consentante,  y ont été forcées par le gouvernement de M. Modibo Keita. Déjà en 1958, dans leur lettre du 30 Mai 1958 adressée au général De Gaule Président de la République Française, les chefs coutumiers, notables et commerçants de la boucle du fleuve Niger  ont exprimé leurs souhaits en ces termes: « Nous avons l’honneur de vous réitérer, très respectueusement notre pétition du 30 octobre 1957 et sollicitons une suite favorable. Nous vous affirmons notre opposition formelle au fait d’être rattaché à un système autonome ou fédéraliste d’Afrique du nord  ou d’Afrique noire. Nos aspirations ne pourraient dans aucun cas être valablement défendues, tant que nous sommes attachés à un territoire gouverné et représenté fortement par une majorité noire dont l’ethnie, les intérêts, et les aspirations ne sont différents des nôtres ….»

1. Evénements

Lors d’une interview accordée à Allain Foka sur RFI sur la guerre qui prévaut dans l’Azawad depuis plus d’un mois, le président malien Amadou Toumani Touré dans chacune de ses réponses démontre clairement son incapacité et son manque de volonté à proposer une solution durable au conflit. Le président malien explique dans ses interventions que le problème azawadien qu’il limite à une simple question touareg ne peut être résolu qu’à court terme. Il estime par ses propres termes que: « C’est une difficulté au quelle nos grands-parents fut confrontées, nos pères aussi, maintenant nous et dans l’avenir nos enfants et nos petits enfants ». Il justifie la forme actuelle des revendications d’auto-détermination et ses moyens par la présence d’AQMI, du trafic de drogue. Il essaye de donner l’impression d’avoir le contrôle de la situation en  insistant sur la tenue d’élections sur les délais fixés. Mais réitère sa décision de quitter à la date prévue que les élections se tiennent ou non.

  • Face à l’échec de son armée dans l’Azawad,  le Mali se lance dans une campagne médiatico-diplomatique mensongère !

Le MNLA tiens à démentir l’affirmation gratuite du président malien, annonçant sur Radio France International que le mouvement à un récépissé. Le MNLA, n’à jamais demander un document au mali, et a toujours rappelé que l’Azawad est différent du Mali.

Le MNLA, tout en reconnaissant l’intensité de cette bataille baptisée « Carnage d’Aguelhok » du 24 Janvier 2011 et du caractère très meurtrier de son bilan, dément clairement avoir fait usage de cette méthode qu’elle juge barbare et contraire  à ses principes révolutionnaires. Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), des mois bien avant le début des affrontements du 17 janvier 2012 ; en dépit de sa déclaration de lutte pour l’indépendance à tenu à préciser qu’il lance sa campagne de lutte contre AQMI sur le territoire de l’Azawad. Il accuse Bamako d’occasionné l’installation et le développement de ces intégristes dans l’Azawad.

Ce message du MNLA à l’endroit de la communauté internationale à l’époque a fait le titre de nombreux journaux dans le monde. Des preuves de coopération et de rapprochement entre AQMI et le Gouvernement malien furent présentées et décryptées par des hommes du MNLA :  

  • Affaire du  Boeing « Air Cocaïne » ;
  • Manque de volonté politique des autorités maliennes dans la coopération contre AQMI en territoire malien ;
  • Des accords de partenariat militaire multipartites entre le Mali et des pays furent signés et engagés,  et manque de volonté de son gouvernement pour la lutte contre les réseaux mafieux:

*  « Initiative pan-Sahel » ;

« Opérations Flintlock »,

*  « Opération Gun Spark » ;

*  « Atlas Accord 12 », exercices de parachutage…

L’Etat malien active sa méthode de référence ethnique en débloquant des millions pour ses relais dans le but de négocier des allégeances

Certains « hommes-turbanés » sans arguments valables se succèdent de façon dispersée à Koulouba. Des marchés de grande taille pour les négociateurs. Des députés et d’autres notables escroquent leurs  pays. Il suffit de payer ou louer des véhicules puk-up, les équipés de mitrailleuses, mobiliser des hommes à quelques kilomètres des capitales régionales du Nord et déclarer des faux revenant à Koulouba. Des cérémonies d’allégeances s’étaient multipliées. Certes des vrais revenants furent reçus mais suivant dans la plus part des cas leurs consentements personnels ou accompagnés par des imposteurs du système. Bref pour dire que leur majorité a rejoint les idéaux du MNLA. La société civile à travers les campagnes de sensibilisations et les fonds mis à la disposition des cadres et notables des communautés arabes et touareg (les eternels ennemie de leur peuple et frère de l'argent)  permettrons de ramener des têtes pour les images de télévision.

Les communiqués officiels de l’armée malienne, annonçaient quelques morts à l’opinion alors que les bilans étaient très importants. L’opinion nationale malienne, dans sa généralité et les institutions de la république crient en ce moment haut et fort l’usage de la force contre le MNLA peut importe le prix à payer.

Ecouter ci-joint le Président malien Amadou Toumani Touré sur RFI

http://www.rfi.fr/emission/20120226-1-interview-att-insecurite-nord-mali

2. Faits

Abus et violation des Droits de l’Homme par l’armée malienne

Comme si le Génocide de 1991 à1996  contre les Touaregs ne suffisait pas…Le 23 Octobre 1994  ont été massacrés plus de 53 civils Touaregs et Maures à Gao et au village Kel-Essouk, dont le vieux marabout Anara. Ce village fut raillé de la carte du monde s’il vous plait! Ce  Mercredi 22 Février 2012, revoilà encore la Tribu maraboutique « Kel-Essouk »  face à un génocide  de plus… à l'Est de la ville de Kidal à  Ighouzar près du puits de Agharous. Le bilan  est de (07) personnes grièvement blessées et dans un état critique, deux (02) femmes tuées, et un nombre important de  troupeaux  décimés.

Transfert des Azawadis  arrêtées à Kidal vers et sans nouvelle

En effet depuis plus de deux semaines, les forces armées et de sécurité du Mali ont procédé aux arrestations des personnalités civiles ci-après:

Mme Nassi Walet Inanna, Présidente de l’Association des Femmes de l’Azawad ;

Mme  Ami Walet Abibi, vice-présidente de l’Association des Femmes de l’Azawad

M. Hako Ag Sidi Mohamed (célèbre poète Touareg de l’Azawad),

M. Nassi Ag Doula, Adjoint au Maire de la Commune d’Es-souk (Région de Kidal) et

Assez de personnes non identifiés dans la région de Gao et Tin-Bouctou non identifiées.

Le MNLA, a saisi Humain Wright Watch, et suit de près ce dossier, pour ce qui est de droit. Amnesty International a interpelé le gouvernement malien à la retenue sur ces pratiques  contre des populations civiles.

Etats des combattants pour la libération de l’Azawad

Tessalit:

Le MNLA occupe la ville et encercle le camp militaire d’Amachach, privant les militaires maliens de toutes communications et moyens de subsistances. Le MNLA donne à ces militaires maliens, l’option après la déroute et la mise en échec des renforts (terrestres conduit par le Colonel-malien El hadji Ag Gamou, et l’appui aérien), de se rendre pour sauver leurs âmes.

24 Février 2012, l’opération militaire contre un bataillon de l’armée malienne dans la région de Ségou à Goumakoura s’est soldé par le  bilan de 30 militaires maliens morts, de (02) chars de combats et de (0 6) véhicules brulés.  Le MNLA déplore  (04) morts et (03) blessés.

25 Février 2012, à la frontière Burkina-Faso-Niger -Azawad, un accrochage a eut lieu entre un convoi de l’armée malienne et les combattants du MNLA, ce bilan est de (02) voitures de l’armée malienne détruites et de  plusieurs morts et blessés du côté malien sans un bilan précis à la tombée de la nuit. Ce convoi de l’armée malienne est encerclé par les combattants du MNLA à la tombée de la nuit.

Ces attaques, précise l’Etat Major du MNLA s'étendent sur le Territoire Nationale de l’Azawad, sous occupation malienne dont les opérations de libération sont lancées le 17 Janvier dernier.

Agences Onusiennes

Le  Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a demandé 35,6 millions de dollars (26,5 millions d'euros), vendredi 24 février, pour venir en aide à près de quatre-vingt-cinq mille personnes qui ont fui les combats entre l'armée régulière et la rébellion touareg qui secouent le nord du pays depuis la mi-janvier. Les fonds "seront utilisés pour fournir une aide d'urgence aux déplacés au Mali et dans les pays voisins", précise le HCR dans un communiqué. La somme devrait couvrir les besoins "jusqu'en juillet 2012".

Selon l'ONU, au total, près de 126 400 personnes ont fui les violences depuis le 17 janvier. Le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) estime à 61 400 le nombre de déplacés internes au Mali et à 65 000 les réfugiés qui se sont rendus en Mauritanie, au Burkina Faso, au Niger ou en Algérie. "En outre, au moins 7 563 Nigériens vivant au Mali étaient rentrés (au Niger) à la date du 20 février", selon l'OCHA, qui souligne "un rythme toujours élevé d'arrivées de nouveaux réfugiés, entre 800 et 1 000 par jour en Mauritanie comme au Burkina Faso"

3. Hommes

  • Henri de Raincourt , Ministre Français de la Coopération  à Alger,  « il a marqué le soutien de la France à l'unité et la stabilité du Mali, ainsi que de rappeler la volonté de son pays à l'instauration d'un dialogue entre toutes les parties, lors de son déplacement effectué la semaine dernière au Mali, en Mauritanie et au Niger ».

  • Allain Juppé Ministre Français des Affaires Etrangères  en tournée au Bénin : « Soutenir les efforts de paix du nouveau président de l’Union africaine, qui s’implique dans le règlement des conflits en cours ».
  • Hama Ag Sid’Ahmed porte parole du MNLA : « …les participants à la grande assemblée générale, en octobre 2011 à Zakak (nord-est de Kidal) ont réclamé et fait savoir que l’objectif principal est une indépendance effective de l’Azawad, d’abord par des voies politiques et, si nécessaire, par tout autre moyen utile».

  • Hillary Clinton, secrétaire Générale de la Diplomatie Américaine en visite en Algérie : « Je suis ici pour discuter du renforcement de la coopération bilatérale  et échanger les idées sur le événements qui se déroulent actuellement dans la  région ».
  • ATT président du mali le 23-02-2012  sur RFI   sur la révolution du peuple de l’Azawad: « C’est une difficulté au quelle nos grands-parents fut confrontées, nos pères aussi, maintenant nous et dans l’avenir nos enfants et nos petits enfants ».
  • Boubacar Karamoko Coulibaly, Ambassadeur du Mali en Alger : « Il n’y a jamais eu  de pogroms à Bamako ni ailleurs…Ce sont des proches du MNLA qui ont saccagé la maison de l’ex-ministre de la Culture, ainsi que la pharmacie El-Mehidi sise à proximité du camp militaire de Kati, auquel elle rend tant de services ».

Avec des combattants déterminés et motivés, qui croient en la cause et s'y donne jusqu'au bout, des combattants qui affrontent en ce moment froid, vent, soleil, soif, faim, pour combattre une armée d'un Etat vieux de 51 ans qui a des moyens, qui utilise des avions, qui a des rapports forts avec des puissances. Avec tous ces avantages au mali, les combattants  de l’Azawad, gagnent du terrain et ne leurs restent que les (03) capitales régionales à savoir Kidal-Gao et Tin_bouctou. Ainsi dire que le temps est compté, et que le peuple de l’Azawad ou qu’il soit doit se mettre en marche.

Le  MNLA est le porte flambeau du moment. Etre avec le MNLA dans l’accomplissement de la mission du peuple de l'Azawad c'est se battre ou que vous soyez dans le monde. Que chacun apporte sa contribution sous toute forme possible. Comme le font en ce moment les maliens qui rassemble des fonds pour aider leur armée nationale.

 

Pour le MNLA

Khoumeidy Ag Acharatmane

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