Mouvement National de Liberation de l'Azawad
Communiqué N° 57: Manuscrits de Tombouctou
Mouvement National de Libération de l’Azawad
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MNLA
Unité – Liberté - Justice
Le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) informe l’opinion nationale et internationale qu’à l’issue d’un accrochage avec des groupes terroristes (MUJAO et Ansar Charia), à In Halil le 23 Février 2013, il a saisi un véhicule contenant trois (03 )cantines pleines de manuscrits provenant incontestablement du centre Ahmed Baba de Tombouctou.
Ces manuscrits traitant de divers sujets, ont été confiés à M. Ambeiry Ag Rhissa Chargé de la Culture au sein du Conseil Transitoire de l’État de l’Azawad (CTEA) à Kidal , organe exécutif du MNLA.
Le MNLA les tient à la disposition de toute institution susceptible de les restituer intégralement à Tombouctou après confirmation de leur appartenance au centre Ahmed Baba.
Le MNLA souhaite vivement que tous les pays et institutions aident la prestigieuse ville historique de Tombouctou à retrouver le reste de cet important patrimoine universel.
le 10 Mars 2013
Mossa Ag Attaher,
Porte parole du MNLA,
Chargé de la Communication du CTEA
Communiqué N°56/ Déclaration de la CEDEAO
Mouvement National de Libération de l’Azawad
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MNLA
Unité – Liberté - Justice
Communiqué du MNLA
Déclaration de la Conférence des Chefs d’Etats
de la CEDEAO relative au désarmement du MNLA
Après avoir pris acte de la déclaration de la conférence des Chefs d’Etats de la CEDEAO,
Le MNLA
1. Rappelle qu’il a un grand respect et une très haute considération pour les Chefs d’Etat de la CEDEAO ainsi que pour leurs peuples respectifs, et rappelle également que le peuple de l’Azawad en est partie intégrante et doit, à ce titre, bénéficier du même respect et de la même considération, notamment en matière du droit élémentaire à la vie ;
2. Est surpris de constater que la CEDEAO prend ouvertement position en faveur des autorités de Bamako en partageant avec elles une vision erronée de la situation actuelle dans l’Azawad, alors même que le MNLA fondait un grand espoir sur l’impartialité et l’équité de la CEDEAO dans la recherche d’une solution juste et durable pour une crise affectant tout son espace ;
3. A cet effet, il est utile de rappeler que le MNLA a, depuis fort longtemps, fait des concessions qui constituent un maximum dans la recherche d’une solution juste et définitive au conflit en cours, à savoir :
- Le respect, jusqu’à présent, du cessez – le feu, unilatéralement proclamé par le MNLA, le 05 Avril 2012 ;
- L’acceptation de la médiation de la CEDEAO, assortie d’une franche collaboration avec le Médiateur;
- L’élaboration et la transmission de la plateforme politique de règlement de conflit au Médiateur de la CEDEAO, plateforme qui propose une issue juste, heureuse et définitive de ce conflit récurrent ;
Ces trois points de franche collaboration, dans la recherche d’une solution juste et définitive, ont constamment été accompagnés d’une main tendue par le MNLA aux autorités maliennes en vue de parvenir, par le dialogue, à une véritable solution.
4. Dans ce sens, le MNLA est allé jusqu’à faire une déclaration dans laquelle il acceptait de négocier dans le cadre du respect de l’intégrité territoriale du Mali, principale préoccupation des autorités maliennes et de leurs alliés ;
5. Au lancement de l’opération Serval, il y a lieu de rappeler que le MNLA menait déjà une lutte multiforme contre le terrorisme sans aucun appui, ni de l’extérieur, ni du Mali. Il a persévéré dans cette lutte et assume, encore aujourd’hui, en fonction de ses moyens, sa part de responsabilité dans ce combat et ne ménage, à cet effet, ni ses hommes, ni ses armes, ni ses munitions.
6. Par ailleurs le MNLA rappelle, à tout fin utile, que ses armes servent également à la protection du peuple de l’Azawad contre les crimes massifs et les multiples exactions qu’exerce l’armée malienne sur les populations civiles. Des crimes et exactions contre lesquels, hormis les ONG de défense des droits humains tels que Amnesty international et Human Rights Watch, la communauté internationale, et notamment la CEDEAO semble encore indifférentes ;
7. Au vu de ce qui précède, le MNLA rappelle que :
- La rébellion de 1963 – 1964 a abordé le désarmement après l’accord signé avec les « Rebelles » ;
- Les négociations de Tamanrasset (Janvier 1991) n’ont pas été précédées par le désarmement du MPA et du FIAA ;
- Le pacte national de 1992 n’a pas été précédé par le désarmement des MFUA ;
- L’accord d’Alger de Juillet 2006 n’a pas été précédé par le désarmement de l’Alliance du 23 Mai pour le changement ;
- Les négociations avec la rébellion SELEKA de la république centrafricaine n’ont pas été précédées par le désarmement du SELEKA ; tout comme le M23 de la République démocratique du Congo.
Aussi, le MNLA est en droit, et surtout en devoir, de se questionner sur une telle exigence :
Quelle motivation particulière justifie l’exigence du désarmement du MNLA avant les négociations?
Les concessions déjà consenties par le MNLA, précédemment énumérées, constituent raisonnablement un maximum, d’autant plus qu’aucune concession de la partie malienne n’est à ce jour enregistrée. La seule réponse visible des autorités maliennes réside dans le massacre des populations civiles de l’Azawad, commis par l’armée malienne, et dans l’impunité la plus absolue.
Le MNLA constate que les énormes concessions auxquelles il a consenti, dans un souci d’apaisement avec les autorités maliennes, sont exploitées comme une « progression à petits pas » vers son désarmement n’ayant aucune autre finalité que sa destruction ; ce qui replacerait, d’office, et sans aucune défense, la population de l’Azawad à la merci des autorités maliennes, dont nous avons, encore une fois, un aperçu du traitement inhumain qu’ils lui ont toujours réservé.
8. En conséquence, le MNLA rejette catégoriquement toute déclaration faisant de son désarmement un préalable à sa participation au processus de négociation, car, comme en témoigne la réalité des faits, il demeure convaincu que ce sont ses seules forces armées qui protègent et sécurisent les populations de l’Azawad partout où elles sont présentes ; très exactement à l’inverse de là où elles sont absentes et où l’armée malienne exerce, à ce jour, et librement, ses exactions sur les populations civiles de l’Azawad.
9. D’autre part, le MNLA constate, avec stupéfaction, que les populations civiles des zones sous occupation de l’armée malienne, à laquelle se fie pourtant la CEDEAO, continuent d’être victimes de violences, d’exactions et de crimes odieux de la part de cette même « armée malienne » que la CEDEAO considère malgré tout comme « légitime ».
Est-il normal que des violences, des exactions et des crimes soient librement commis par une armée bénéficiant d’un soutien international, dont celui de la CEDEAO, sur des populations civiles sans défenses en raison de leur seule couleur de peau ou de leur seule appartenance communautaire ?
Nous rappelons que le massacre des populations civiles a toujours été la réponse invariable des autorités maliennes à la problématique de l’Azawad. Nous rappelons également que les mêmes causes engendrent invariablement les mêmes effets et donc les mêmes conséquences.
10. Aussi, le MNLA lance un appel à la raison et interpelle la CEDEAO de même que la Communauté Internationale afin d’exercer des pressions sur les autorités maliennes pour qu’elles s’engagent réellement et sincèrement dans la recherche d’une solution politique définitive à l'Azawad, par le dialogue, au conflit qui oppose le MNLA aux autorités maliennes, ce qui permettra de transformer les forces du MNLA en force contributive à la sécurisation et à la stabilisation de la zone ;
11. Enfin, le MNLA lance un appel pressent au secrétaire Général des nations Unies pour accélérer la mise en place et le déploiement d’une force de maintien de la paix afin :
- D’arrêter définitivement les violations des droits humains (massacres, viols, pillages) dont sont victimes les populations civiles de l'Azawad ;
- De garantir la sécurité et la stabilité du territoire de l’Azawad jusqu’à l’aboutissement d’une solution juste et définitive au conflit qui oppose le MNLA, aux autorités maliennes.
Kidal, le 05 Mars 2013
Le Secrétaire Général du MNLA
Bilal AG ACHERIF
Attaque terroriste contre le MNLA à Kidal
Mouvement National de Libération de l’Azawad
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MNLA
Unité – Liberté - Justice
Information urgente
Attentat kamikaze contre le MNLA à Kidal
Il y a de cela environ une heure, un kamikaze, à bord d'une véhicule de type 4x4 s'est fait exploser au niveau du poste de contrôle du MNLA situé à la sortie de Kidal menant vers Menaka. Le kamikaze s'est fait exploser au moment où les combattants du MNLA s'apprêtaient à contrôler le véhicule. Le bilan provisoire de cet attentat kamikaze contre un checkpoint du MNLA est de 7 morts parmi les combattants du MNLA ainsi que plusieurs blessés.
Un communiqué sera publié ultérieurement.
Kidal, le 26 février 2013
Mossa Ag Attaher
Porte-parole du MNLA,
Chargé de communication du CTEA
Communiqué N° 55: Evènements de In Khallil
Mouvement National de Libération de l’Azawad
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MNLA
Unité – Liberté - Justice
Communiqué de presse
Des évènements survenus le 23 février 2013 à In Khalil près de la frontière algérienne, durant lesquels le MNLA a été la cible d'attaques revendiquées, d'abord par le Mujao, puis par le MAA (Mouvement Arabe de l'Azawad), ont été relayés par les médias comme étant un affrontement ethnique entre Arabes et Touaregs de l'Azawad.
Une telle lecture des faits est non seulement totalement erronée mais relève, de surcroît, de la manipulation outrancière. L'attaque menée contre le MNLA, commise pour des motifs prétendument "frauduleux" de saisie de biens et de véhicule appartenant à des populations arabes, sont des mensonges visant à diviser la communauté en cette période charnière qui engage l'avenir de l'Azawad. Cette attaque n'est rien d'autre que le fait d'individus proches ou faisant partie du MUJAO, dans le cadre d'une vengeance contre le MNLA qui gêne la poursuite de leurs activités de narcotrafiquants.
Les Touaregs et les Arabes coexistent pacifiquement depuis plusieurs siècles et sont unis par des liens étroits et indéfectibles. Ils ont été victimes des mêmes politiques de discrimination de la part de l'Etat malien. Le MNLA rappelle qu'au lendemain du Congrès de Tinzawatane, plusieurs éléments qui s'étaient initialement rapprochés du MAA ont intégré le MNLA, au vu des objectifs communs et d'une vision commune pour l'avenir de l'Azawad. Le MNLA a toujours et sera toujours un mouvement non-ethnique, représentant toutes les populations de l'Azawad.
Le MNLA ne reconnaît aucune distinction basée sur la couleur de peau ou la religion. Il se donne comme mission la protection des civils, que ceux-ci soient arabes, songhaï, peuls ou touaregs et ne permettra jamais qu'un climat de défiance s'installe entre les différentes composantes d'une population qui a toujours su vivre en bonne intelligence.
Nous rappelons que si le MAA revendique aujourd’hui les attaques contre nos positions à In Khalil et ce, malgré le fait que les 9 prisonniers fait suite aux combats contre le MNLA, les trois véhicules et les cinq morts appartiennent tous au MUJAO, alors le MAA reconnait de fait qu’il est indissociable de l’organisation terroriste MUJAO et qu’il collabore directement avec elle. Nous considérons, à l’instar de la communauté internationale, que tout groupe affilié à une des organisations terroriste est de fait lui-même un groupe terroriste.
Kidal, le 24 février 2013
Mossa Ag Attaher
Porte-parole du MNLA,
Chargé de communication du CTEA
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