Lundi, Mai 20, 2013

Mouvement National de Liberation de l'Azawad

Communiqué N° 55: Evènements de In Khallil

Mouvement National de Libération de l’Azawad

°°°°°°°°°

MNLA

Unité – Liberté - Justice

 

Communiqué de presse

 

 

Des évènements survenus le 23 février 2013 à In Khalil près de la frontière algérienne, durant lesquels le MNLA a été la cible d'attaques revendiquées, d'abord par le Mujao, puis par le MAA (Mouvement Arabe de l'Azawad), ont été relayés par les médias comme étant un affrontement ethnique entre Arabes et Touaregs de l'Azawad.

Une telle lecture des faits est non seulement totalement erronée mais relève, de surcroît, de la manipulation outrancière. L'attaque menée contre le MNLA, commise pour des motifs prétendument "frauduleux" de saisie de biens et de véhicule appartenant à des populations arabes, sont des mensonges visant à diviser la communauté en cette période charnière qui engage l'avenir de l'Azawad. Cette attaque n'est rien d'autre que le fait d'individus proches ou faisant partie du MUJAO, dans le cadre d'une vengeance contre le MNLA qui gêne la poursuite de leurs activités de narcotrafiquants.

Les Touaregs et les Arabes coexistent pacifiquement depuis plusieurs siècles et sont unis par des liens étroits et indéfectibles. Ils ont été victimes des mêmes politiques de discrimination de la part de l'Etat malien. Le MNLA rappelle qu'au lendemain du Congrès de Tinzawatane, plusieurs éléments qui s'étaient initialement rapprochés du MAA ont intégré le MNLA, au vu des objectifs communs et d'une vision commune pour l'avenir de l'Azawad. Le MNLA a toujours et sera toujours un mouvement non-ethnique, représentant toutes les populations de l'Azawad.

Le MNLA ne reconnaît aucune distinction basée sur la couleur de peau ou la religion. Il se donne comme mission la protection des civils, que ceux-ci soient arabes, songhaï, peuls ou touaregs et ne permettra jamais qu'un climat de défiance s'installe entre les différentes composantes d'une population qui a toujours su vivre en bonne intelligence.

Nous rappelons que si le MAA revendique aujourd’hui les attaques contre nos positions à In Khalil et ce, malgré le fait que les 9 prisonniers fait suite aux combats contre le MNLA, les trois véhicules et les cinq morts appartiennent tous au MUJAO, alors le MAA reconnait de fait qu’il est indissociable de l’organisation terroriste MUJAO et qu’il collabore directement avec elle. Nous considérons, à l’instar de la communauté internationale, que tout groupe affilié à une des organisations terroriste est de fait lui-même un groupe terroriste.

Kidal, le 24 février 2013

 

Mossa Ag Attaher

Porte-parole du MNLA,

Chargé de communication du CTEA

 

 


   

Offensive militaire contre le MUJAO

Mouvement National de Libération de l’Azawad

°°°°°°°°°

MNLA

Unité – Liberté - Justice

 

Information urgente du MNLA

 

Le MNLA mène en ce moment une offensive militaire contre des groupes terroristes du  Mujao dans les environ de In Khalil, près de Tessalit, à proximité de la frontière algérienne. Les combats se poursuivent encore. Le MNLA a entreprit,  ce matin, de lancer une offensive militaire contre les terroristes du Mujao à proximité de In Khalil sur des positions du groupe terroriste qui ont été identifiées par le MNLA, suite à l’attentat perpétré hier par des kamikazes du Mujao contre le MNLA et qui a fait trois morts parmi nos combattants ainsi que plusieurs blessés. Les combats se poursuivent; un communiqué sera communiqué ultérieurement.

 

Kidal, le 23 février 2013

 

Mossa Ag Attaher

Porte-parole du MNLA,

Chargé de communication du CTEA

   

Communiqué N° 54: Plainte à la Cour pénale internationale contre le Mali

Mouvement National de Libération de l’Azawad

°°°°°°°°°

MNLA

Unité – Liberté - Justice

  

Communiqué du MNLA 

 

Plainte pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » à l’encontre des autorités de transitions et du commandement militaire du Mali

 

Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), dument mandaté par l’ensemble des Chefs de tribus, de fractions, de villages, des Chefs coutumiers et religieux représentant l’ensemble des populations de l’Azawad, toute régions confondues (Gao, Kidal Tombouctou), informe l’opinion nationale et internationale que le MNLA a déposé une plainte auprès de la Cour pénale internationale (CPI) contre les autorités de transitions et le commandement militaire du Mali.

Des poursuites pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » ont été déposées auprès de la CPI contre Monsieur Dioncounda TRAORE, Président intérimaire du Mali, en tant que premier responsable de la République du Mali, ainsi que contre l’ensemble de son gouvernement intérimaire installé à la tête du Mali à la suite du putsch militaire de mars 2012.

Les responsables du commandement militaire de la République du Mali sont particulièrement visés par cette plainte et sont poursuivi pour « crime de guerre » et « crimes contre l’humanité » à l’encontre des populations civiles azawadiennes à la suite des massacres commis par les soldats de l’armée malienne sur l’ensemble des territoires sur lesquels elle s’est redéployée. On dénombre plusieurs centaines de civils sommairement assassinées, dont une infime partie a déjà été rendue publique et dénoncée par Human Rights Watch et Amensty International. A ce jour, les saccages, les pillages, les viols et les assassinats se poursuivent impunément et ce, depuis le déclenchement par l’armée française de l’opération Serval le 11 janvier 2013.

Il est complètement intolérable que les troupes de l’armée malienne continuent, en toute impunité, à faire subir aux populations civiles de l’Azawad, en particulier contre les Touaregs et les Maures, des exactions en tout genre, allant du viol à l’assassinat sans que la communauté internationale ne réagisse fermement face à ces actes immoraux et criminels.

Nous rappelons que le MNLA n’a jamais usé de ces pratiques indignes et inhumaines. L’armée malienne ne sait être vaillante que contre les civils qui se sont retrouvés à leur merci contre leur volonté, sans qu’ils ne puissent compter sur aucune protection. Le MNLA demande, à cet effet, que les forces militaires internationales, en particulier françaises, qui ont ouvert la voie au redéploiement de l’armée malienne dans l’Azawad garantissent au minimum la protection des civils azawadiens en exerçant, de toute urgence, un strict contrôle sur les soldats de l’armée malienne.

Un bilan des exactions maliennes, depuis le 11 janvier, sera très prochainement publié sur le site officiel du MNLA.

 Kidal, le 22 février 2013

 

Mossa Ag Attaher

Porte-parole du MNLA,

Chargé de communication du CTEA

   

Communiqué N° 53 / Déploiement des casques bleus

Mouvement National de Libération de l’Azawad

°°°°°°°°°

MNLA

Unité – Liberté - Justice

 

Déclaration du MNLA

 

Déploiement d'une force de paix des Nations Unies au Mali


Le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) a pris acte, avec beaucoup de satisfaction, de la proposition française soutenue par le Secrétariat Général des Nations Unies, l’Union Africaine, les USA et d’autres Etats de déployer une force de paix des Nations Unies au Mali.

Le MNLA, au regard des développements récents dans la zone, lance, donc, un appel urgent au Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies afin d’accélérer le processus de déploiement des casques bleus dans cette région du monde où la paix et la sécurité internationale mondiale est menacée.

Les missions essentielles de cette force onusienne devront :

-          consister à mettre fin aux exactions, de l’armée malienne, à l’ombre de l’intervention française, contre les populations civiles, notamment, touarègues et arabes de l’Azawad et de sécuriser l’ensemble des populations de la zone

-          consolider durablement la lutte contre les forces obscurantistes dans la zone dont l’Etat malien est le seul responsable de l’implantation depuis plus d’une dizaine d’année,

-          Garantir et sécuriser les interventions humanitaires aux populations déplacées à l’intérieur de l’Azawad,

-          Garantir et sécuriser la circulation des personnes et des biens sur toute l’étendue de l’Azawad…

Par ailleurs, le MNLA a constaté que le retour de l’armée, des milices et de l’administration malienne, actuellement en cours sur le territoire de l’Azawad avec l’appui de la France, a ouvert la voie aux exactions et aux massacres des populations arabes et touarègues de l’Azawad auxquels se livrent les forces maliennes dans le sillage de l’intervention française.

Aussi, le Conseil de Sécurité et le Secrétaire Général sont sollicités afin que cesse ce redéploiement de forces maliennes dans l’Azawad, porteur de tous les risques, en attendant la résolution du conflit.

Enfin, le MNLA réitère sa disponibilité au dialogue et sa disposition à négocier avec le Mali conformément aux dispositions de la résolution 2085 des Nations Unies.

 

Kidal, le 17 février 2013

Pour le MNLA

Le Secrétaire Général,

Président du Conseil Transitoire de l’Etat de l’Azawad (CTEA)

Bilal AG ACHERIF

   

Page 5 sur 43