La CMA lance le SOS sécheresse dans l’Azawad

Depuis 2011 plusieurs organismes humanitaires sous-régionaux et internationaux ont prévenu contre le risque de plus en plus important d’une crise alimentaire sans précédent dans le Sahel.

Cette projection des organismes n’épargne pas l’Azawad qui a déjà connu de pareilles crises en 1973 et 1984. La mauvaise gestion des aides internationales à l’époque par l’Etat malien marque encore les esprits par la fameuse histoire dite des « Villas  de la sécheresse » à Bamako.

La CMA lance un SOS sécheresse à l’intention de tous les organismes humanitaires intervenant dans le domaine de l’alimentaire et de l’élevage, que les populations pastorales de l’Azawad souffrent depuis quelques temps d’une crise cycliques touchant leur survie.

La CMA qui n’a jamais cessé de prouver sa bonne collaboration sécuritaire avec les organisations humanitaires dans l’Azawad, regrette l’inaction de certaines ONG qui donnent impression de conditionner leur mission humanitaire en faveur des populations au seul retour de l’administration malienne dans la région. 

Le besoin particulier d’une aide humanitaire en faveur des populations vivant hors des agglomérations mais aussi  des populations déplacées du fait du conflit est d’une urgence capitale pour sauver des vies humaines et animales.

La CMA réaffirme et respect ses engagements politiques pris avec la communauté internationale dans le cadre de la facilitation et à la contribution sécuritaire pour la libre circulation des organisations humanitaires souhaitant accéder aux populations partout dans l’Azawad.

L’arrivé continue depuis quelques semaines en Mauritanie de plusieurs familles de la communauté peulh de l’Azawad  fuyant les répressions répétitives de l’armée malienne dans le Méma ( Nampala, Djoura, Léré et Djabali), prouve la persistance de l’insécurité justifiant les déplacements et l’isolement des populations civiles déjà affaiblit par la sécheresse.

A cette question de déplacement des populations vers les pays voisins, nous attirons les attentions sur  l’exil forcé vers le Niger de plusieurs familles de la Commune de Tin-Hamma (Région de Gao) fuyant les répressions des Forces armées maliennes et de leurs milices. Cela suite aux récentes exécutions sommaires de neuf (9) civils par les FAMa le 21 Mai 2015 dans cette localité.

La CMA  renouvelle ses remerciements et encouragements à l’UNHCR et toutes les autres organisations qui continuent de venir en aide aux réfugiés encore rester dans les pays voisins et appel au renforcement de l’aide.

Encore une fois, la CMA sonne l’urgence à l’aide alimentaire, au sauvetage du cheptel et la création de points d’eaux de soudure.

 

Attaye Ag Mohamed

Chargé des questions de droits de l’Homme.

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