Jeudi, Juin 20, 2013

Communiqué N° 53 / Déploiement des casques bleus

Mouvement National de Libération de l’Azawad

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MNLA

Unité – Liberté - Justice

 

Déclaration du MNLA

 

Déploiement d'une force de paix des Nations Unies au Mali


Le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) a pris acte, avec beaucoup de satisfaction, de la proposition française soutenue par le Secrétariat Général des Nations Unies, l’Union Africaine, les USA et d’autres Etats de déployer une force de paix des Nations Unies au Mali.

Le MNLA, au regard des développements récents dans la zone, lance, donc, un appel urgent au Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies afin d’accélérer le processus de déploiement des casques bleus dans cette région du monde où la paix et la sécurité internationale mondiale est menacée.

Les missions essentielles de cette force onusienne devront :

-          consister à mettre fin aux exactions, de l’armée malienne, à l’ombre de l’intervention française, contre les populations civiles, notamment, touarègues et arabes de l’Azawad et de sécuriser l’ensemble des populations de la zone

-          consolider durablement la lutte contre les forces obscurantistes dans la zone dont l’Etat malien est le seul responsable de l’implantation depuis plus d’une dizaine d’année,

-          Garantir et sécuriser les interventions humanitaires aux populations déplacées à l’intérieur de l’Azawad,

-          Garantir et sécuriser la circulation des personnes et des biens sur toute l’étendue de l’Azawad…

Par ailleurs, le MNLA a constaté que le retour de l’armée, des milices et de l’administration malienne, actuellement en cours sur le territoire de l’Azawad avec l’appui de la France, a ouvert la voie aux exactions et aux massacres des populations arabes et touarègues de l’Azawad auxquels se livrent les forces maliennes dans le sillage de l’intervention française.

Aussi, le Conseil de Sécurité et le Secrétaire Général sont sollicités afin que cesse ce redéploiement de forces maliennes dans l’Azawad, porteur de tous les risques, en attendant la résolution du conflit.

Enfin, le MNLA réitère sa disponibilité au dialogue et sa disposition à négocier avec le Mali conformément aux dispositions de la résolution 2085 des Nations Unies.

 

Kidal, le 17 février 2013

Pour le MNLA

Le Secrétaire Général,

Président du Conseil Transitoire de l’Etat de l’Azawad (CTEA)

Bilal AG ACHERIF

 

Communiqué N° 52 / Déclaration du MNLA

Mouvement National de Libération de l’Azawad

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MNLA

Unité – Liberté - Justice

 

Déclaration

 


Le MNLA

1.      Rappelle qu’il a été dès le départ un mouvement pacifique qui a œuvré pour le règlement politique de la question de l’Azawad par le dialogue, notamment à travers la correspondance adressée aux autorités maliennes en date du 05 Octobre 2011.

2.      Demande l’ouverture immédiate de négociations avec l’Etat malien visant à fixer les conditions d’exercice de l’autorité, de l’administration et du développement de l’Azawad.

3.      Demande à cet effet la désignation d’un négociateur neutre, internationalement reconnu, agréé par les deux parties.

4.      déclare ne pas remettre en cause les frontières internationalement reconnues du Mali tout en rappelant clairement l’existence de l’Azawad en tant qu’entité ;

5.      rappelle qu’à la veille de l’indépendance de la République Soudanaise, devenue République du Mali, c’est volontairement que les populations de l’Azawad ont adhéré à l’indépendance du Mali mais dans le respect de leur culture et de leur dignité.

6.      Compte-tenu de leur engagement pour la paix, le MNLA demande la participation de la France, des Etats Unis d’Amérique (USA), des Nations-Unies, de l’Union européenne, de l’Union africaine et de l’Organisation de la Conférence Islamique comme observateurs aux négociations avec le Mali.

7.      Réaffirme son attachement à la déclaration internationale des droits de l’Homme, à la Charte des Nations-Unies et au respect des libertés fondamentales.

8.      Considérant la pauvreté, l’abandon et le mépris dans lesquels les populations de l’Azawad ont été toujours maintenues au sein du Mali, le MNLA demande :

a.      La mise en place et le fonctionnement des services de santé (dispensaires et hôpitaux),

b.     L’accès à l’eau potable et à l’électricité,

c.      La satisfaction des besoins urgents de la population en matière d’alimentation,

d.     La réouverture, le fonctionnement des établissements scolaires sur toute l’étendue du territoire de l’Azawad et la prise en charge des Etudiants en situation d’arrêt d’études,

e.     Le MNLA dénonce les conditions de vie dégradantes des populations réfugiées et déplacées et demande la mise en place des conditions permettant leur retour rapide sur leurs sites respectifs.

9.      Pour la mise en place de ces services de base dans l’Azawad, le MNLA demande la désignation d’un coordonnateur agréé par les deux parties, ainsi que l’établissement de procédures efficaces permettant d’assurer la transparence dans la gestion des fonds et d’éviter la corruption et le népotisme.

10.   Le MNLA maintient son engagement à lutter contre le terrorisme et assume dès maintenant sa part de responsabilité dans ce combat en fonction de ses moyens.

11.   Pour ne pas compromettre le processus de recherche de solution à la crise actuelle, le MNLA n’accepte aucune présence militaire malienne dans les zones sous son contrôle avant la fin des négociations. Le MNLA privilégie une solution politique à la question de l’Azawad.

12.   Le MNLA attire l’attention de la communauté internationale sur les multiples exactions commises dans les zones  occupées par l’armée malienne et appuie la demande de Human Rights Watch de mise en place d’une commission d’enquête internationale indépendante. Le MNLA demande aussi l’ouverture d’une enquête internationale indépendante pour faire la lumière sur tous les crimes commis par l’armée malienne de 1963 à nos jours sur les populations de l’Azawad.

13.   Le MNLA nie toute responsabilité dans les évènements malheureux d’Aguelhoc en janvier 2012 et accepte la mise en place d’une commission d’enquête internationale destinée à établir les faits. Le MNLA est disposé à apporter sa contribution à la manifestation de la vérité.

Fait à Kidal le 11 Février 2013

Le Secrétaire Général,

Président du Conseil Transitoire de l’Etat de l’Azawad (CTEA)

Bilal AG ACHERIF

 

Suspension du Communiqué N°51

Etat de l’Azawad

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Unité – Liberté - Justice

Conseil Transitoire de l’Etat de l’Azawad

C.T.E.A

 

Suspension du Communiqué N°51


Suite aux évolutions survenue aujourd'hui dans les zones contrôlées par le MNLA, nous informons l'opinion nationale et internationale que le Mouvement national de libération de l'Azawad suspend le communiqué N°51 publié sur le site officiel du MNLA concernant l'incident survenu à Ménaka en attendant une totale clarification.

Le MNLA s'engage à tenir informées l'opinion Azawadienne et internationale sur la suite des regrettables incidents de Ménaka.

 

Mossa Ag Attaher,

Porte-parole du MNLA,

Chargé de communication

   

Communiqué N° 50/ Ménaka,exaction maliennes, appels au meurtre et forces d'interposition onusiennes

Etat de l’Azawad

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Unité – Liberté - Justice               

Conseil Transitoire de l’Etat de l’Azawad

C.T.E.A

 

Communiqué de presse

 

Prise de Ménaka

Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et les groupes de narcotrafiquants qui sévissent dans l’Azawad depuis plus de 10 ans, des unités militaires du  Mouvement National de Libération de l'Azawad ont  pris la ville de Ménaka pour assurer la sécurité des Azawadiens et empêcher que la ville ne devienne le refuge des groupes terroristes. Le MNLA a entrepris et réussi seul la sécurisation de Ménaka sans aucune aide ni soutien d’aucune force engagée dans la lutte contre le terrorisme.

Contrairement à la ville de Gao qui a essuyé hier une attaque terroriste en plein centre de la ville, les villes contrôlées par le MNLA n’ont enregistrées aucune présence terroriste, ce qui prouve bien que le MNLA est la seule force en présence sur le terrain susceptible de garantir efficacement la sécurité des citoyens et la lutte contre le terrorisme sur un territoire qu’il maitrise parfaitement pour peu qu’on lui en donne les moyens.

Exactions maliennes sur les civils Azawadiens

Comme rapporté et confirmé par les ONG de défense des droits de l’Homme, l’armée malienne s’est rendue coupable de graves violations des droits de l’homme. Il est aujourd’hui établi que l’armée malienne a sommairement exécuté des touaregs et des arabes, notamment à Sévaré, en raison de leur seule appartenance à une ethnie Azawadienne. Malgré l’indignation internationale face à ces exactions, l’armée malienne poursuit en toute impunité ses exactions contre des civils Azawadiens. Nous appelons la communauté internationale à exercer un contrôle sur les patrouilles de l’armée malienne qui continuent à se venger sur les civils Azawadiens.

A titre d’exemple, rien que pour le début de cette semaine, 15 Azawadiens ont été tués près du puits de LAKRAKAAR a 12 km à l’Est de Tinbouctou. Toujours à Tinbouctou, 5 Azawadiens sont actuellement bloquées dans leurs maisons et sont dans l’impossibilité de fuir la ville par crainte de sortir et de tomber sur l’Armée malienne qui patrouille dans la ville et tue les civils Azawadiens en collaboration avec les milices créées à cet effet. La liste des exactions ne cesse de s’allonger et on enregistre plusieurs cas similaire dans toutes les villes sous contrôle malien. Aussi, le MNLA rappelle qu’il n’envisage aucunement de collaborer avec l’armée malienne tant que celle-ci poursuit ses exactions sur les civils et tant qu’aucune ouverture de négociation politique n’intervient entre le MNLA et le gouvernement malien sous garantie  internationale.

Appels publics au meurtre diffusés par la presse malienne

Dans son édition du 4 février, le quotidien malien «  L’expresse de Bamako » a publié la liste exhaustive des membres du MNLA à abattre. Cette publication reprise par la presse malienne en ligne, notamment maliweb.net, constitue un appel au meurtre qui n’a suscité aucune réaction des autorités maliennes signifiant par ce laxisme qu’ils autorisent en toute légalité la presse malienne à lancer des appels publics au meurtre. Nous attendons de la communauté internationale et des forces engagées dans la crise malienne qu’ils réagissent à ces appels au meurtre et qu’ils en tirent les conclusions qui s’imposent.

Forces d’interposition onusiennes

Le MNLA souscrit totalement à la mise en place d’une force d’interposition dans le cadre du déploiement d’une opération de maintien de la paix sous casques bleus afin de parer aux massacres collectifs qui se dessinent. A ce propos, le MNLA salue la déclaration du Conseiller spécial du Secrétaire général pour la prévention du génocide sur la situation au Mali qui engage tous les acteurs, y compris l’armée malienne, à se conformer au droit international humanitaire et au droit international des droits de l’homme. De ce point de vue, le MNLA n’a strictement rien à se reprocher.

Le MNLA rappelle qu’il est entièrement engagé dans la lutte contre le terrorisme et vient de prouver une nouvelle fois son efficacité dans la prise de Ménaka. Toutefois, le MNLA rappelle également que sa première préoccupation reste l’intérêt suprême de la population Azawadienne dont l’intégrité physique doit être garantie où qu’ils se trouvent. Par conséquent, le MNLA appelle l’ONU, le Conseil de sécurité ainsi que la France, présente sur le terrain, à garantir la sécurité et la protection des populations Azawadiennes soumise à la vengeance de l’armée malienne. Nous demandons le déploiement d’observateurs des droits de l’homme dans les villes déjà sous contrôle malien en attendant la mise en place d’une force d’interposition onusienne, seule possibilité de garantir la paix et la sécurité des civils en l’état actuel de la situation.

 

Ouagadougou, le 07 février 2013

 

 

Mossa Ag Attaher,

Chargé de communication du CTEA

Porte parole du MNLA

 

Communiqué N° 49 /Arrestation de 2 hauts responsables terroristes

Etat de l’Azawad

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Unité – Liberté -Justice

Conseil Transitoire de l’Etat de l’Azawad

C.T.E.A

 

Communiqué de presse

 

Lutte anti-terroriste : le MNLA procède à l’arrestation de deux hauts responsables terroristes du Mujao et d’Ansar Edine

 

Le mouvement National de la libération de l’Azawad (MNLA) informe l’opinion nationale et internationale qu’une de ses unités anti-terroriste a procédé, samedi 2 février 2013, à l’arrestation de deux hauts responsables terroristes qui sévissaient dans l’Azawad. Les deux terroristes ont été arrêtés dans la zone d’In Khalil, près de la frontière algérienne. Le premier terroriste est Mohamed Moussa Ag Mohamed. Il était l’un des trois plus importants chefs d’Ansar Edine et était commissaire du groupe terroriste Ansar Edine comme de l’AQMI. Le second terroriste est un haut responsable du MUJAO. Il s’agit de Oumeïni Ould Baba Akhmed.

Les deux responsables terroristes ont été emmenés à Kidal par les unités qui ont procédé à leur arrestation. Ils ont ensuite été auditionnés en présence du chef d’Etat major du MNLA, le colonel Mohamed Ag Najim. Dans le cadre de la coordination anti terroriste mise en place avec les forces françaises de l’opération « Serval », le MNLA transmettra à ces dernières toutes les informations récoltées au cours de l’interrogatoire des deux prisonniers.

D’autre part, il est également porté à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que la veille, soit le vendredi 01 février, une unité du MNLA a procédé à l’arrestation de deux autres terroristes à la suite du contrôle de deux personnes suspectes à bord d’un véhicule qui s’est avéré rempli d’explosifs. Les deux terroristes ont également été arrêtés et sont actuellement en détention à Kidal sous le contrôle du MNLA.

Par les preuves du terrain, le MNLA apporte aux yeux du monde entier toutes les garanties de son réel engament dans la lutte contre le terrorisme. Le MNLA apporte la preuve qu’il est la seule force politique et militaire valable dans l’Azawad et dément concrètement les mensonges de certains qui seraient mieux inspirés de faire l’économie de leurs allégations quand le MNLA agit concrètement sur le terrain.

L’acharnement de certains cercles obscurs qui cherchent à diminuer ou à noyer le MNLA avec des groupes artificiellement crées se trompent lourdement s’ils estiment faire l’impasse sur les nobles objectifs des azawadiens dont le MNLA demeure le seul représentant légitime. Il doit être bien compris que les mêmes causes engendrent les mêmes effets et que ce n’est pas en rééditant les mêmes pratiques, et avec les mêmes personnes, que le problème de l’Azawad se réglera. Le MNLA tout en étant entièrement engagé dans la lutte contre le terrorisme ne perd pas de vue l’intérêt suprême de la population azawadienne qui a placé en lui sa confiance.

 

Ouagadougou, le 04 février 2013

 

Mossa Ag attaher,

Chargé de communication du CTEA,

Porte-parole du MNLA

   

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