La CMA répond à l’appel du président malien Ibrahim Boubacar Keita par une main tendue et l’invite à des discussions franches et sincère après le paraphe.

Coordination des Mouvements de l’Azawad

Communiqué  N° 16-05/ CMA/2015

La Coordination des Mouvements de l’Azawad qui a suivie avec intérêt les derniers développements du processus, prend acte du déroulement de la cérémonie de la signature  à Bamako de l’accord dit «  accord pour la paix et la réconciliation  au mali » entre la partie gouvernementale et les milices communautaires qui lui sont favorables, et rappelle que cette signature ne saurait l’engager avant  l’aboutissement des discussions prévues après son paraphe.

La CMA souscrit favorablement aux appels du secrétaire général de l’ONU à travers la déclaration sur le Mali attribuable à son porte parole en date du 15 Mai 2015, du sous secrétaire General des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix, du  représentant spécial de l’Union Européenne pour le sahel, du représentant spécial de l’Organisation de la Coopération Islamique, et à tous les appels invitant à la poursuite des discussions.

 La CMA réaffirme sa disponibilité à respecter les closes de :

-      - le Cessez le feu du 23 Mai 2014

-    - La déclaration de cessation des hostilités du 24 Juillet 2014 réaffirmée le 19 Février 2015

De même qu’elle accueil favorablement l’appel du président malien Ibrahim Boubacar Keita et lui répond par une main tendue l’invitant à des discussions franches et sincère après le paraphe.

La CMA a remarqué avec étonnement l’apposition de nouvelles signatures d’individus ou de groupes qui n’ont jamais été ni habilités encore moins reconnus dans le processus et interpelle la médiation pour qu’elle veille à cette étape particulièrement décisive du processus à ce que de tels agissements ne torpillent les efforts de la communauté internationale et n’empiètent sur son cours normal.

Fideles à tous nos engagements antérieurs, nous réaffirmons notre disponibilité pleine et entière à poursuivre le processus par la voie du dialogue et de la négociation, seule issue pour une solution véritable, juste et équitable au conflit.

Face à la dégradation de la situation sécuritaire sur le terrain et particulièrement à Menaka, la CMA appelle la MINUSMA à assumer toute ses responsabilités en prenant ses distances à l’égard des milices communautaires pro-gouvernementales  en mettant immédiatement un terme à sa cohabitation avec elles dans la ville.

La MINUSMA est invitée à tout mettre en œuvre pour éviter d’éventuels incidents qui pourraient naitre de cette situation.

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la CMA informe qu'aucun de ses membres n'est présent à la cérémonie de signature à Bamako

Coordination des Mouvements de l'Azawad

Communiqué de Presse N°15-05/CMA/2015

La Coordination des Mouvements de l'Azawad informe l'opinion publique de l'Azawad et l'opinion internationale qu'elle n'est nullement concernée par la signature unilatérale ce Vendredi 15 Mai 2015 à Bamako de  l'accord d'Alger.

Fidèle à  ses principes et à l'orientation politique de ses instances décisionnelles, la CMA  informe qu'aucun de ses membres  n'est présent à cette cérémonie de signature qui ne l'engage aucunement.

Nous demandons à la médiation internationale de faire preuve de toute la vigilance nécessaire pour éviter toute confusion autour de cette signature.

Nous rappelons que l'acte politique, signe de bonne volonté, que nous avons posé le 14 Mai  2015 à Alger en paraphant le document dit " accord pour la paix et la réconciliation au Mali" demeure juridiquement distinct de sa signature.

La CMA n'envisage aucune signature avant l'aboutissement des discussions prévues après le paraphe, pour la prise en compte de ses préoccupations, auxquelles s'est officiellement engagé le gouvernement du Mali et la médiation internationale.

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DECLARATION JOINTE AU PARAPHE DU DOCUMENT DU 1ER MARS 2015 ISSU DU PROCESSUS D’ALGER

COORDINATION DES  MOUVEMENT  DE  L’AZAWAD

(C.M.A.)

DECLARATION JOINTE  AU PARAPHE  DU DOCUMENT DU 1ER MARS 2015  ISSU  DU PROCESSUS  D’ALGER

Le Conflit opposant les populations de l’AZAWAD au Gouvernement Malien  depuis plus de cinquante (50) ans a attiré l’attention de la Communauté Internationale qui s’y est largement impliquée pour la première fois depuis 2013.

Depuis lors plusieurs démarches ont été effectuées, avec des résultats bien souvent différents. Mais toutes ont abouti à plusieurs constats dont voici les principaux :

1-      Le conflit a révélé  sa complexité ;

2-      Sa nature essentiellement politique ;

3-   Des enjeux non dits ont sans doute déterminé les tenants et les aboutissants du processus enclenché par la médiation internationale

4-    La légitimation  des milices communautaires, a été un obstacle majeur dans le processus.

5-   La  CMA, seul belligérant contre l‘Etat malien, n’a jamais lésiné sur sa bonne volonté et sa bonne foi pour arriver à une solution négociée juste et durable du conflit ;

6-   L’engagement de la Médiation conduite par l’Algérie a contribué  faireavancer le processus ;

7- Le document proposé au paraphe le 1er mars 2015 à Alger est largement en deçà des revendications  des populations de l’AZAWAD et ne répond pas aux contraintes et aux réalités de la crise vécue par l’Azawad ;

8-  A l’intérieur comme  à l’extérieur,  les populations de l’AZAWAD ont massivement  exprimé des réserves de fond, voire leur rejet,du projet d’accord ;

9-  En dépit de toutes ces contraintes, la CMA consent,  dans un esprit d’équité et de bonne foi, de parapher le document compte tenu de certains de ses aspects qui lui paraissent pertinents pour la poursuite du travail avec la médiation internationale et le gouvernement du Mali afin de mener progressivement vers un règlement consensuel du conflit tenant compte des aspirations et des revendications du peuple de l’Azawad ;

10-   Aucun mécanisme de garantie à l’égard des violations du cessez-le-feu n’a été véritablement mis en place tout au long du processus, ce qui renvoie vers la position légitime de la CMA demandant que des assurances lui soient données pour éviter toute nouvelle escalade comme cela été souvent le cas quand les forces maliennes et les milices pro-gouvernementales de Bamako attaquent ses combattants.

Considérant :

 

-         -  que la CMA est partie prenante dans un règlement négocié du conflit l’opposant au gouvernement malien,

-        -  qu’elle reste attachée au processus en cours en vue de parvenir à ce règlement,

-       -  que le document paraphé le 1er mars 2015 à Alger par la partie malienne est largement en deçà des revendications des populations de l’AZAWAD ;

-        -  que toutes ces revendications visent à instaurer un climat général apaisé face à un contexte de plus en plus contraignant,

 

Etant entendu que :

-     - le paraphe de ce document et la signature de l’Accord définitif sont et demeurent des actes juriquement distincts, 

-        -  que le document du 1er mars 2015 ne saurait être pris pour « l’Accord définitif », et que sa mise en œuvre ne saurait commencer avant  un accord consensuel entre parties ,

 Rappelant que les points essentiels soumis à la bienveillante attention de la Médiation, le 17 mars 2015, à Kidal, seront examinés entre les parties en conflit et la Médiation avant toute signature du document final,

Et répondant aux sollicitations des plusieurs états membres de la communauté internationale, pays voisins et amis, la Coordination souscrit, dans une première démarche, au paraphe du Document d’Alger avant la signature définitive, le tout dans un esprit de démontrer toute sa bonne volonté à aller vers la paix.

 La CMA pense que, la signature de l’accord final par la Médiation ne devrait intervenir qu’après la signature définitive et consensuelle des parties dans le but de la renforcer.

La Coordination des Mouvements de l’AZAWAD, à la fois fidèle aux idéaux  de l’AZAWAD et à sa volonté de faire progresser le processus vers une paix pour tous,

Appose ce jour son paraphe sur le document du 1er mars 2015 intitulé «ACCORD  POUR LA  PAIX  ET  LA  RECONCILIATION  AU  MALI  ISSU  DU  PROCESSUS  D’ALGER » .

                                                                                                                                   

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COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF AU PARAPHE

La Coordination  des  Mouvements  de  l’AZAWAD informe l’opinion publique  nationale  et internationale  de sa décision  de parapher le document  du 1er mars 2015 issu du processus d’Alger pour honorer les engagements antérieurement pris.

 Cette décision  fait aussi suite aux engagements pris par  la Médiation internationale et acceptés par la partie malienne d’engager des discussions sur les demandes et observations de la CMA après le paraphe et avant la signature du document final. Ces discussions porteront également sur les modalités d’application de l’Accord.

  Quant à la date du 15 mai 2015, arrêtée pour la signature proprement dite et fixée sans avoir consulté la CMA, elle n’engage pas celle-ci qui, d’ores et déjà, informe qu’elle ne sera pas présente.

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Déclaration de la Coordination des Mouvements de l’Azawad à l’adresse du Peuple Malien

الرئيسDéclaration de la Coordination des Mouvements de l’Azawad à l’adresse du Peuple Malien

Dans le contexte du conflit qui oppose l’Azawad et le gouvernement du Mali et particulièrement la crise qui secoue le Mali depuis 2012 et des graves enjeux que cette situation engendre  tant sur la cohésion du Mali que sur la paix et la stabilité régionale, des efforts louables et combien importants ont été menés, depuis le déclenchement de ce conflit, par les puissances régionales et internationales.

La coordination des Mouvements de l’Azawad a tout au long de cette marche à la recherche de la paix,  durant les cinq rounds des négociations pilotés par l’Algérie entant que chef de fil de la médiation internationale, n’a ménagé aucun effort pour parvenir avec le gouvernement du Mali à un accord de paix qui corrige les bases des relations entre l’Azawad et l’Etat malien à travers la reconnaissances de droits inaliénables et légitimes de ses populations.

La coordination des mouvements de l’Azawad -CMA- n’a jamais opposé un quelconque refus au projet d’accord présenté par la médiation. Bien au contraire, elle a été la première à appuyer les efforts de celle-ci en signant la feuille de route élaborée par celle-ci, le 24 Juillet 2014, à Alger. Une démarche qu’elle avait engagée, bien avant, en entérinant avec la CEDEAO l’accord préliminaire de Ouagadougou, le 18 Juin 2013. C’est ainsi qu’à la faveur de cet accord que des élections présidentielles et législatives ont été tenues au Mali alors même que les conditions de leur tenue n’étaient pas évidentes. Les mouvements de l’Azawad dans un effort sincère de stabilisation ont consenti que ces élections se déroulent dans l’Azawad ou les candidats ont été autorisés, sans contrainte aucune à s’y rendre et à y faire campagne.

En cela, la CMA avait toutes les raisons d’espérer que le processus engagé à Alger était prometteur et pouvait permettre d’avancer vers un accord qui prémunirait l’Azawad et le Mali de l’insécurité, du terrorisme et garantirait à l’ensemble du peuple malien le développement, le bien-être et la paix définitive.

Notre détermination sans faille sur le chantier menant à la paix, nous a conduit a prendre des engagements importants. Telle était la conviction des azawadiens en reconnaissant l’intégrité territoire du Mali, dans un souci de contribuer à la stabilisation du mali afin de permettre la mise en œuvre d’une nouvelle politique et de nouvelles mesures qui aboutiraient à une prise en main d’une partie de leur destin dans le cadre d’un « Mali nouveau» ; avant que le président malien, ne décide de renier ses engagements de campagne a la veille de l’élection présidentielle au Mali

Dans le cadre du processus de négociations piloté par l’Algérie en qualité de chef de fil de la médiation, soutenu par la communauté internationale, la CMA, malgré les violations, les milices constamment ouverte à tous les efforts visant à rétablir la paix, a d’emblée accepté de souscrire aux efforts entrepris par l’Algérie dans ce contexte.

L’espoir fondé par les azawadiens en ces négociations pour la prise en compte de leurs aspirations fondamentales ressort clairement à travers notre participation constante à tous les rounds des négociations tenus dans la capitale algérienne entre Juin 2014 et Février 2015.

Lors du 5em round des négociations, le processus est parvenu à un projet d’accord qui a été dès au départ qualifié par la CMA comme une base importante pour parvenir à un accord définitif et consensuel.

Visant officiellement à mettre fin aux violence et appelant à la reconstruction de l’unité nationale du mali, le document a été soumis au paraphe des parties le 1er Mai 2015.

Dans une démarche inclusive et de partage de l’accord, la CMA a demandé un délai en vue de consulter les populations qu’elle représente, et, après consultation de sa base, du 12 au 15 Mars 2015, a fait part, le 17 Mars 2015, à la médiation de ses réserves concernant certaines de ses dispositions considérées comme bloquantes pour la paix.

Il est important de souligner que l’accord insiste sur l’unité et l’intégrité territoriale de l’Etat du Mali, ainsi que sur  son caractère républicain et laïc. Un point que la CMA a d’emblée soutenu au même titre que la majeure partie des termes du projet d’accord.

Toutefois, la CMA, compte tenu de la complexité du conflit, sa nature essentiellement politique, et des enjeux qu’il comporte sur la paix et la stabilité aussi bien nationale  que régionale, a considéré, tout en louant les effort colossaux entrepris par le médiateur, que le projet d’accord proposé, comporte des aspects qui nécessitent la poursuite de discussion en vue de parvenir à un compromis sur des points qui nous paraissent essentiels. Aussi, dans le but de le rendre plus équilibré et plus efficient, a-t-elle entrepris de proposer quelques amendements qui auront l’avantage de permettre de faire sortir  réellement le Mali de la crise actuelle.

Plusieurs efforts ont été entrepris par la CMA pour parvenir à un terrain d’entente.

Devant la situation de blocage née de l’impossibilité de parapher le document proposé par la médiation et face aux attaques accusant la CMA de torpillage des négociation, nous avons dans le cadre d’une initiative volontariste, et pour faire sortir la situation de l’impasse, entrepris de nous rendre à Alger, du 31 Mars au 06 Avril 2015, dans une mission de contact et de discussion avec la médiation.

L’objectif de cette mission visait à explorer de manière bilatérale les voies susceptibles de faire avancer les négociations. Lors de ses discussions avec la médiation, la CMA s’est vu opposé une fin de non recevoir et que le texte de l’accord était sans appel.

Apres les échanges avec le chef de la MINUSMA le Représentant Spécial du Secrétaire General de l’ONU qui ont abouti à l’idée du paraphe assorti de  discussions autour des demandes qui seront débattues et ultérieurement, la CMA a accepté de parapher l’accord avec les réserves qu’elle a affirmées et remises précédemment  à la médiation

Malgré ses réserves, la CMA a daigné répondre favorablement à l’invitation adressée par la médiation aux parties belligérantes pour participer à une rencontre le 15 Avril 2015.

Ainsi, au terme de consultations tenues à Alger, du 15 au 18 Avril 2015, avec le chef de fil de la médiation, la délégation de la CMA est retournée sans avoir constaté des progrès notables dans l’avancement du chapitre relatif à ses amendements.

La Coordination des Mouvements de l’Azawad a réaffirmé sa disposition à poursuite les discussions lors de la rencontre avec le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU tenue le 26 Avril 2015 à Nouakchott. Au terme des discussions avec Mr Hamdi Mongi, la CMA a réaffirmé sa décision de parapher l’accord d’Alger suivie de discussions intermédiaires entre la période qui sépare le paraphe et la signature malgré que cette démarche ne correspondait pas à la logique de départ de la CMA.

La réaction du gouvernement malien à la main tendue de la CMA et aux multiples démarches de bonne fois dont elle n’a cessé de faire preuve, a consisté à attaquer la ville Ménaka sous contrôle de la CMA en violation flagrante de tous ses engagements aussi bien celui de la déclaration d’Alger de cessation des hostilités que du cessez le feu du 23 Mai 2014 à Kidal.

La CMA pense que le peuple malien est à un tournant historique de sa réalité politique et doit saisir cette opportunité pour asseoir les bases d’une paix juste et durable dans l’intérêt supérieur des populations du Sud et de l’Azawad.

Le gouvernement du Mali et la Coordination des Mouvements de l’Azawad ont aujourd’hui la lourde responsabilité d’asseoir une paix véritable qui corrige  les échecs de la relation politique qu’ont entretenu jusqu’ici les précédents gouvernements avec l’Azawad depuis plus d’un demi-siècle et qui réoriente les mécanisme de gestion de l’Azawad par le gouvernement malien. La paix que nous appelons de tous nos vœux doit être guidée par des convictions propres et non dictée par qui que ce soit. S’impose alors aujourd’hui la nécessité de l’émergence d’un nouveau contrat social entre le gouvernement du Mali et l’Azawad. Nous demeurons convaincu que toute solution à la crise, qui ignore les préoccupations du peuple de l’Azawad est vouée à l’Echec.

La CMA condamne la création, l’armement et l’utilisation des populations civiles déguisées en milices, de même qu’elle condamne toute violence non légitime.

Concernant la dégradation sécuritaire née de la violation du cessez le feu par les milices pro-gouvernementales, nous appelons au retour de chaque force sur ses positions définies par le cessez le feu du 23 Mai 2014 et la déclaration d’Alger de cessation des hostilité du 24 Juillet 2014 réaffirmée le 09 Février 2015 toujours à Alger.

La CMA tient enfin, à rappeler sa volonté et sa détermination à contribuer dans le processus de règlement de la crise politique qui oppose l’Azawad au gouvernement du Mali.

Elle ne peut que déplorer les blocages actuels qui sont dus, à l’entêtement du gouvernement malien à vouloir imposer un plan de règlement qui ne bénéficie pas du soutien et de l’adhésion des populations de l’Azawad et qui comporte, en lui, les germes d’une nouvelle déflagration  et d’une escalade dont le Mali, l’Azawad et la région peuvent s’en passer.

La CMA, consciente des enjeux graves que fait peser la situation au Mali sur la paix et la sécurité régionale et internationale, ne cessera de rappeler son engagement certain pour promouvoir la stabilité et sa détermination à poursuivre les efforts nécessaires à l’avènement de la paix.

La CMA entend faire savoir que ses convictions ne peuvent faire l’objet d’aucun marchandage ni d’aucune surenchère et menaces. Tout en restant fidèle aux idéaux de la paix, elle tient à rappeler qu’aucune ébauche de solution ne saurait être définie sans tenir compte des aspirations légitimes du peuple de l’Azawad.

La CMA tient, enfin, à remercier la médiation internationale et son chef de fil l’Algérie, la communauté internationale, la France, les Etats Unis d’Amérique, les pays voisins pour leur intérêt constant et pour leur soutien aux efforts de stabilisation du Mali et de l’Azawad.

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