COMMUNIQUÉ N°004/2019/ CC-CD-CMA

COORDINATION DES MOUVEMENTS DE L’AZAWAD 
(CMA)
COMITÉ DIRECTEUR
--Cellule de Communication--

COMMUNIQUÉ N°004/2019/ CC-CD-CMA

La Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA) informe l’opinion nationale et internationale qu’elle a pris connaissance à travers les réseaux sociaux, de décisions capitales qui devraient concerner toutes les parties à l’Accord ; ceci malgré l’existence d’un cadre de concertation entre parties signataires, sous l’égide du Ministre chargé de la coordination des actions gouvernementales pour la mise en œuvre de l’Accord.

Ces décisions concernent l’Arrêté créant les Bataillons d’Unités Spéciales dont les contours ont été esquissés dans le relevé des conclusions au cours de l’atelier de Haut niveau tenu en décembre 2018 ; et le décret instituant une opération militaire qui couvre l’ensemble des régions de l’Azawad. 
Ce décret qui permet le redéploiement des forces armées non encore reconstituées est une violation des dispositions de l’Accord issu du processus d’Alger et du cessez le feu du 23 mai 2014 signé sous l’Egide de l’Union Africaine.

Ces décisions unilatérales interviennent au moment où la CMA affiche sa volonté en présentant un ensemble de propositions pragmatiques pour accélérer la mise en place de l’armée reconstituée à redéployer et l’opérationnalisation des bataillons MOC de Gao, Tombouctou et Kidal à l’issu du DDR accéléré pour faire face à leurs missions.

La CMA objecte contre toute décision de nature à remettre en cause les difficiles acquis du processus en l’occurrence les mesures de confiances et les activités prioritaires du volet sécuritaire consignées dans la feuille de route du 22 mars 2018.

La CMA appelle le gouvernement à se départir de toute décision non consensuelle et à privilégier la consolidation de la dynamique constructive déjà enclenchée.

Enfin la CMA appelle la médiation internationale à faire jouer les mécanismes de son ressort pour ne pas compromettre les objectifs et buts de l’Accord.

Kidal, le 14 mars 2019
Porte Parole

Eouari Brahim AG EOUEGH

COMMUNIQUE N°002/19

COORDINATION DES MOUVEMENTS DE L’AZAWAD
(CMA)
COMITE DIRECTEUR
COMMUNIQUE N°002/19
La Coordination des Mouvements de l’Azawad condamne fermement l’attaque terroriste qui a visé les casques bleus ce dimanche 20 Janvier 2019 à Aguel-Hoc.
Elle présente ses condoléances attristées aux familles des disparus, au Peuple et au Gouvernement Tchadien ainsi qu’à l’ONU à travers la MINUSMA.
La CMA rappelle qu’elle rejette toute forme de terrorisme et de violence.
La CMA saisie cette douloureuse occasion pour appeler les parties à l’Accord à diligenter la mise en place de la nouvelle armée reconstituée afin d’éviter toutes amalgames préjudiciables aux parties et aux populations et faire face à l’insécurité sous toutes ses formes.
Fait à Kidal le 24 Janvier 2019
Le Porte-Parole
Eouari Ibrahim AG EOUEGH
 

COMMUNIQUE N°001/19

COORDINATION DES MOUVEMENTS DE L’AZAWAD
(CMA)
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COMITE DIRECTEUR

COMMUNIQUE N°001/19

La CMA a appris par voix de communiqué conjoint des ministères de la Cohésion Sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, de la Défense et des Anciens Combattants et celui de la sécurité et de la Protection Sociale invitant les militaires anciennement membres des forces Armées et de Sécurité de se faire enregistrer auprès de la Région militaire la plus proche de leur actuel lieu d’habitation à partir du 15 Janvier 2019.

A cet effet, la Coordination des Mouvements de l’Azawad informe l’ensemble de ses militants que ce communiqué ne l’engage pas et se conforme aux strictes dispositions du décret actuellement à l’état de projet qui fixera les modalités de l’armée reconstituée en voie de finalisation reclassement des ex-combattants anciens membres des corps constitués de l’Etat, y compris les forces de défense et de sécurité qui serait à même de régir le statut définitif des éléments concernés.

Elle s’inscrit dans la logique de l’actuel processus qui consiste à lever par des concertations responsables toutes équivoques susceptibles de remettre en cause les engagements des parties à l’accord.

Fait à Kidal le 18 Janvier 2019

Le Porte-Parole
Eouari Ibrahim AG EOUEGH

COORDINATION DES MOUVEMENTS DE L’AZAWAD (CMA) COMMUNIQUE N°23

COORDINATION DES MOUVEMENTS DE L’AZAWAD
(CMA)
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COMITE DIRECTEUR

COMMUNIQUE N°23

La CMA découvre avec surprise sur les réseaux sociaux, une correspondance adressée à Monsieur Elghabass AG INTALLA Président en exercice de la CMA – désigné ici comme Secrétaire Général de la CMA – émise par le Commander Force de la Minusma, dans laquelle il lui fait reproches de la violation manifeste du consensus qui avait prévalu en 2017 pour l’intégration des combattants des GANS dans le bataillon MOC de GAO !

Partant du principe de la réciprocité, la CMA se réserve le droit de réponse dans les mêmes normes de procédures sciemment appliquées tout en se défendant de toute controverse improductive.

1. Faut-il rappeler au Commander Force de la MINUSMA et à toutes autres parties prenantes pour la mise en œuvre de l’accord la nécessité de bien vouloir distinguer entre les principes consensuels retenus d’une part ; et les impératifs de leurs d’applications d’autres parts.

2. La CMA reste strictement attaché à l’Accord pour la Paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, se réfère à ses annexes et mécanismes, au Pacte de Paix et en particulier à la note explicative tenant lieu d’instructions aux équipes chargées du screnning des bataillons MOC de Gao, Tombouctou et Kidal qui fait référence dans son paragraphe 2 à « l’inclusivité en fonction des réalités locales ».

3. La CMA refuse d’endosser la responsabilité de faits accomplis alors que le principe et le cadre du partage consensuel de responsabilité est justement mis en place au sein des collèges et structures multipartites pour éviter toutes décisions unilatérales. Nos représentants au sein de la CTS bénéficient de toute notre confiance en concertation et sauront être à hauteur de responsabilités qui nous engagent.

4. La CMA ne saurait cautionner les errements d’une ou des parties quant aux prises de décisions contraignantes et palliatives, porteuses en leur sein de germes de dissensions quelles que soient la partie ou les parties qui les ont émises ;

5. Elle s’obstine à dénoncer les sempiternelles accusations de « violations manifestes du consensus» devenues une sorte d’exercice de pression lorsqu’elle ne demande qu’une application rigoureuse des principes et/ou procédures arrêtés initialement d’un commun accord.

6. La CMA n’a eu cesse de se battre pour la prise en charge des combattants issus de différents mouvements en attendant leur intégration ou démobilisation sans aucun résultat malgré la précarité de leurs situations respectives. Il est presque facétieux que la Minusma en fasse cas uniquement cette fois-ci.

7. Enfin, elle réitère son attachement à la primauté et aux préséances de la concertation constructive au détriment de celui de la polémique stérile et de rejet de responsabilité.

Fait à Kidal le 2 Décembre 2018

Le Porte-Parole
Eouari Ibrahim AG EOUEGH

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